La question qui vous est posée :
De quelle année date la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat ?
Et cette fois il n’ y a pas de pièges ….
Réponse en commentaires ci-dessous … à vos plûmes.
L’ombre du fou rire et du réalisme cynique
Le projet politique est tout aussi nécessaire de nos jours, tant il est largement absent dans le domaine des réalisations concrètes: nous n’observons jamais autour de nous cette conciliation de l’intérêt et de la justice, de la souveraineté et de l’obéissance. Nos sociétés sont dominées par une situation typiquement tyrannique: quelqu’un commande, sans pourtant obéir; quelqu’un obéit, sans pourtant commander.
En d’ autres termes, on a détaché la fonction souveraine de participer à l’élaboration des lois, fonction qui appartient au peuple, de la nécessité d’obéir aux lois que nous mêmes avons contribué à promouvoir : situation qui manifeste la rupture du pacte social et requiert une réaction même violente qui reconduise la société vers la justice
Pourtant, nous avons l’habitude de qualifier nos sociétés de démocratiques, ne serait-ce que parce que nous en élisons nos représentants, et un certain nombre de révolutions démocratiques actuelles se fondent sur l’exigence de pouvoir choisir et déposer librement ceux qui sont chargés de gérer la société.
Il s’agit certes d’un progrès par rapport aux régimes fondés exclusivement sur la force. Mais avant même de nous comporter comme des modèles, il nous faut réfléchir sur les défauts inhérents à notre système politique.
Déjà sur la tendance « de tout gouvernement à dégénérer », c’est à dire à se substituer au souverain, nous conduit à être un peu plus critiques par rapport aux pratiques politiques courantes.
Plus fondamentalement, la délégation de pouvoirs, le fût-elle par le biais d’élections, est une délégation de souveraineté, qui par essence est inaliénable. Il est donc patent que l’on soit conduit à prendre de la distance par rapport aux faits politiques réels.
« Le fou (ufo ou bouffon) était celui qui, à la cour, avait pour fonction de divertir le roi. Il avait la « liberté du fou », ce qui lui permettait de dire la vérité sans craindre d’être puni, à la condition de l’exprimer sur le ton de la plaisanterie, de la satire ou de la moquerie. (Encyclopédie des symboles) L’une des caractéristiques du bouffon est d’exprimer d’un ton grave des choses anodines et d’un ton de plaisanterie les choses les plus graves.
Il incarne la conscience ironique.