Et les blondes !

Un ventriloque qui fait la tournée des clubs, s’arrête dans une petite ville pour une représentation.

Il commence son show avec sa poupée Ouin-Ouin qu’il fait parler en racontant des blagues sur les blondes, quand une très belle jeune femme BLONDE se lève et crie :

images J’en ai assez de vos blagues stupides sur les blondes ! Qu’est-ce qui vous permet de stéréotyper les femmes de cette façon ? Quel rapport peut avoir la couleur des cheveux d’une personne avec sa personnalité et son âme ? Ce sont de pauvres gens comme vous qui empêchent des femmes comme moi d’être respectées professionnellement et humainement. A cause de vous et de vos préjugés, les gens continuent de répandre ce genre de légende. Vous êtes un retardé pathétique, et ce que vous faites est non seulement contraire à la loi sur la discrimination dans tout pays civilisé, mais également extrêmement offensant pour toute personne sensible au respect de l’homme en général. Vous devriez en mourir de honte !

Le ventriloque, très embarrassé, commence à bafouiller des excuses quand la blonde l’interrompt : 


Restez en dehors de ça, Monsieur ! Je parle au petit con qui est assis sur vos genoux !

 

La symbolique des trois singes

Toute ressemblance avec des personnages existants

ou ayant existé ne serait que pure coïncidence .

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Signification de leurs noms

Les trois singes sont appelés Mizaru : pour l’aveugle, Kikazaru : pour le sourd, et Iwazaru : pour le muet. En japonais, ces trois noms veulent dire :  » ne voit pas », « n’entend pas », « ne parle pas ».

Un singe se dit saru (zaru), mais ce mot est aussi l’expression d’une forme négative, ce qui permet de mieux comprendre la signification des trois noms : « celui qui ne voit pas », « celui qui n’entend pas » et « celui qui ne dit pas ».

Leur représentation s’explique donc, puisque chacun des trois singes se couvre une partie différente du visage, avec les mains. Le premier : les yeux, le deuxième : les oreilles, le troisième : la bouche.

Origine de cette représentation de trois petits singes

Ces trois singes, dits « de la sagesse » semblent venir du Japon, parce qu’une des plus anciennes représentations connues de ces trois singes se trouve sur la porte du temple Toshogu, à Nikko (Japon).

La tradition est apparue à la fin de l’époque de Muromachi (1333-1568) de sculpter ces représentations sur les piliers en pierre utilisés pendant le rituel du Koshin. Dans la mythologie chinoise, c’est un singe qui fut le compagnon du pèlerin Xuanzang, et qui l’aida à trouver les livres saints du bouddhisme.

Mais, on raconte que la pensée véhiculée par cette allégorie se retrouve déjà dans le discours de Confucius : « Ce qui est contraire au rituel, ne le regarde pas, ne l’écoute pas, n’en parle pas » (Les entretiens, livre XII). Ce serait donc la communication d’un message : Ne rien voir de mal, ne rien entendre de mal, ne rien dire de mal.

Les singes de la sagesse…

Selon le principe de la secte originelle, il n’arrivera que du bien à celui qui suit la maxime symbolisée par les trois petits singes : ne rien voir, ne rien entendre et ne rien dire.

C’est dans ce sens qu’ils sont appelés selon la culture asiatique, les singes de la sagesse. Mais, une autre symbolique peut être donnée à ces comportements :

Ne pas vouloir voir ce qui se passe autour de soi, pour ne pas avoir à cautionner un évènement qui pourrait poser un problème.
Ne rien vouloir dire de ce que l’on sait pour ne pas avoir à témoigner et ainsi prendre des risques.
Ne pas vouloir entendre pour pouvoir faire comme si on ne savait pas.
…Ou singes de l’indifférence

Ainsi, les trois singes peuvent être considérés comme le contraire de ce qu’on leur fait habituellement dire, et notamment trois comportements d’indifférence à l’environnement pouvant alors traduire une forme d’irresponsabilité ou de lâcheté.

Si à l’origine il s’agit de la recette à suivre pour ne pas connaître et faire de mal, on peut également y voir la liste des comportements néfastes, à savoir faire semblant de ne pas voir les difficultés et les problèmes, faire semblant de ne pas les entendre, et ne pas en parler.

Si Mizaru n’avait pas été aveugle, si Kikazaru n’avait pas été sourd et si Iwazaru n’avait pas été muet, ils auraient peut-être pu empêcher certaines horreurs …

Autres interprétations possibles

  • Il y a ceux qui voient des choses et en parlent, mais n’écoutent pas ce que l’on leur dit,
  • Il y a ceux qui ne voient rien, écoutent les autres et en parlent,
  • Il y a ceux qui entendent et voient des choses, mais n’en parlent pas.

Pourquoi croit-on que passer sous une échelle porte malheur ?

imagesSelon une superstition très répandue, passer sous une échelle porterait malheur.

L’échelle a une symbolique particulière pour les chrétiens, puisqu’elle avait été adossée à la croix du Christ afin de le hisser pour le crucifier.

Poser une échelle était donc associé à l’image de la trahison de Judas et la mort de Jésus. Il y a aussi une autre référence biblique, une échelle posée contre un mur depuis le sol forme un triangle et les croyants associent à cette forme géométrique l’image de la Sainte-Trinité. Passer dans ce «triangle» était considéré comme une profanation.

Egalement, c’est parce que l’échelle dessine avec le sol et le mur un triangle..

Or le triangle est un symbole de perfection et signale aussi la Sainte Trinité (Dieu Père, Fils et Saint-Esprit).

« Casser » la perfection du triangle divin est une grave profanation et mieux vaut ne pas s’y risquer…

Et puis passer sous une échelle, c’est aussi refuser de s’élever vers le ciel et refuser l’évolution spirituelle correspondante…

Au Moyen Age, elle sera également associée à l’image de la mort par pendaison, puisque le condamné devait passer sous l’échelle dressée contre la potence et utilisée pour attacher la corde.

D’où sa mauvaise réputation

Quel mot voyez vous en premier – une explication

Vous vous souvenez de notre test :

Quel mot voyez-vous en premier ?

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E n cliquant sur l’image vous retrouverez la question .

Explication de Bouillon de culture 

Derrière la lecture au premier degré, ce test est intéressant car l’air de rien il permet de comprendre la manière dont chacun interprète ce qu’il lit et indirectement comment il réfléchit.

 Au premier degré, on lit le titre, on lit la grille et on répond naturellement « Amour ». Si ce n’est pas votre cas, soyez rassuré, c’est normal.

En effet, bien qu’ayant lu la même question certaines personnes répondront « Intelligence » ou « beauté » ou verront de suite toute une série de mots. Ont-elles répondu à la question ? Non a stricto senso, ou plutôt, à leur façon. C’est tout ce qui fait la difficulté ou l’intérêt, selon le point de vue, d’étudier la communication dans une société.

Pourquoi toutes les personnes ne donnent-elles pas la même réponse ?

C’est ici que réside l’explication la plus intéressante. Plus de vingt mots sont cachés dans ce texte, y compris verticalement : d’amour à intelligence en passant par beauté, jeunesse, désir, succès, santé, expertise, expérience, humour, joie, popularité, plaisir, argent, honnêteté, tête, amitié, puissance, liberté, avenir, salaire, vivre… Je vous laisse découvrir les trois derniers.

En fait chacun dirige ses actions non seulement en fonction du contexte et des nécessités mais également en fonction de sa façon de penser et de ses propres motivations.

Chacun interprète la question à sa façon. Chacun voit donc d’abord les mots qu’il veut bien voir, peut être celui qui répond à la question mais peut-être aussi celui ou ceux qui reflètent ce qu’il recherche le plus, ce qui lui manque, ceux dont il se sent proche ou ont le plus de valeurs à ses yeux.

Ainsi une personne disciplinée va probablement s’arrêter au premier mot de la grille et simplement répondre à la question, tandis qu’une personne plus indépendante ou plus dissipée, au caractère plus affirmé voire rebelle va peut-être tenir des mots contenus dans le titre tandis qu’une autre risque de parcourir la grille et de ne plus répondre à la question mais plutôt relativement à ce qu’elle ressent, bref de répondre différemment.

Imaginez maintenant comment cette même personne va interpréter un texte de loi ou résoudre un problème. Ce n’est donc pas sans raison que les professionnels ont développé des méthodes et autres modèles pour que tous les acteurs d’un projet par exemple parlent le même langage et suivent le même processus intellectuel.

PS. Les lecteurs ayant passé le test peuvent donner leur réponse en laissant un message indiquant également leur sexe, leur âge et leur profession.

 Résultats

Un test similaire fut réalisé sur LinkedIn. Sur 174 participants, il y avait deux-tiers d’hommes âgés entre 30 et 60 ans, la majorité ayant moins de 40 ans. 23 mots ont été identifiés. Amour est cité à 38 reprises soit 21% des sélections. 16% des participants ont indiqué plusieurs mots (amour, intelligence, etc) puis viennent les mots intelligence (11%), succès (6%), quel (5%) et expérience (5%). D’autres mots sont cités dans 2% des cas tels que beauté, jeunesse, humour, popularité, joie, etc. Trois personnes ont trouvé des mots qui n’existent pas et une autre a cité le premier caractère de la grille.

Il y a donc au moins cinq tendances ou profils bien marqués :

  • – Les 21% de participants qui s’arrêtent au premier mot de la grille, que j’appelle les attentifs
  • – Les 16% de participants qui identifient tous les mots, que j’appelle les indisciplinés
  • – Les 11% de participants dissipés qui parcourent toute la grille en diagonale et identifient le dernier mot, que j’appelle les curieux
  • – Les 5% de participants qui estiment que le titre fait partie du contexte, que j’appelle les analystes
  • – Les 2% de participants qui citent un mot répondant à leur envie ou en inventent, ceux que j’appelle les imaginatifs.

Notons que plusieurs femmes ont ajouté le smiley derrière le mot amour ou joie.

Si nous voulons être plus précis, nous pourrions affiner les profils par sexe, culture et profession et mettre en évidence l’influence du sexe, de la culture et de l’éducation à partir d’un test aussi simple et pourtant révélateur de notre manière de penser et de nos intérêts.