La citoyenneté

Unknown-4Le projet politique  est  tout aussi  nécessaire de nos jours, tant il  est  largement absent dans le domaine des réalisations concrètes:  nous n’observons jamais autour de nous cette conciliation de l’intérêt  et  de la justice, de la souveraineté et  de  l’obéissance. Nos sociétés sont dominées par une situation typiquement tyrannique: quelqu’un commande,  sans pourtant obéir;  quelqu’un obéit,  sans pourtant commander.

En  d’ autres termes, on a détaché la fonction souveraine de participer à l’élaboration des lois, fonction qui  appartient au peuple, de la nécessité d’obéir aux lois que nous mêmes avons contribué à  promouvoir : situation qui manifeste la rupture du  pacte social et  requiert une réaction même violente qui reconduise la société vers la justice

Pourtant, nous avons l’habitude de qualifier nos sociétés de démocratiques,  ne serait-ce que parce que nous en  élisons nos représentants,  et  un certain  nombre de révolutions démocratiques actuelles se fondent sur l’exigence de pouvoir choisir et  déposer librement ceux qui  sont chargés de gérer  la société.

Il  s’agit certes d’un progrès par rapport  aux régimes fondés exclusivement sur la force. Mais avant même de nous comporter  comme des modèles,  il nous faut réfléchir sur les défauts inhérents à notre système politique.

Déjà sur la tendance «  de tout gouvernement à  dégénérer »,  c’est  à  dire à  se substituer au  souverain,  nous conduit à être un peu plus critiques par rapport  aux pratiques politiques courantes.

Plus fondamentalement, la délégation de pouvoirs, le fût-elle par le biais d’élections,  est  une délégation de souveraineté,  qui  par essence est inaliénable. Il est  donc patent que l’on soit conduit  à  prendre de la distance par rapport  aux faits politiques réels.  

La conscience ironique

images-6« Le fou (ufo ou bouffon) était celui qui, à la cour, avait pour fonction de divertir le roi. Il avait la « liberté du fou », ce qui lui permettait de dire la vérité sans craindre d’être puni, à la condition de l’exprimer sur le ton de la plaisanterie, de la satire ou de la moquerie. (Encyclopédie des symboles) L’une des caractéristiques du bouffon est d’exprimer d’un ton grave des choses anodines et d’un ton de plaisanterie les choses les plus graves. 

Il incarne la conscience ironique.