L’ombre du fou rire et du réalisme cynique
La blague de François Hollande qui vexe les Algériens
François Hollande lors du dîner pour le 70e anniversaire du Crif, le 16 décembre 2013 à Paris.
Lors d’un discours, François Hollande a plaisanté en évoquant le retour « sain et sauf » de Manuel Valls après une visite en Algérie. Une plaisanterie peu appréciée de l’autre côté de la Méditerranée.
« Pathétique. » Le journal El Watan n’est pas tendre avec les « facettes d’humoristes » de François Hollande, dénonçant une « plaisanterie de mauvais goût » du président de la République sur l’Algérie. Lors d’un dîner lundi 16 décembre au Crif, le Conseil représentatif des institutions juives de France, François Hollande a lancé une boutade sur un déplacement de Manuel Valls de l’autre côté de la Méditerranée.
Monsieur le ministre de l’Intérieur revient d’Algérie sain et sauf, c’est déjà beaucoup
sourit le chef de l’État face à son auditoire.
L’événement a suscité de nombreuses réactions, parfois très virulentes, sur le web, note le site Tout sur l’Algérie et derrière la boutade pourrait bien se cacher un incident diplomatique, à en croire El Watan.
Le quotidien algérien évoque « un nouveau coup de froid à l’horizon dans les relations » entre les deux pays. Commentaire du journaliste : « Décidément, il n’est pas encore révolu le temps des petites phrases assassines, échanges véhéments de propos incendiaires qui mettent sous haute tension les relations entre les deux capitales. »
Communiqué par Bernard Lugan
(6 décembre 2013)
Né le 18 juillet 1918 dans l’ancien Transkei, mort le 5 décembre 2013, Nelson Mandela ne ressemblait pas à la pieuse image que le politiquement correct planétaire donne aujourd’hui de lui. Par delà les émois lénifiants et les hommages hypocrites, il importe de ne jamais perdre de vue les éléments suivants :
1) Aristocrate xhosa issu de la lignée royale des Thembu, Nelson Mandela n’était pas un « pauvre noir opprimé ». Eduqué à l’européenne par des missionnaires méthodistes, il commença ses études supérieures à Fort Hare, université destinée aux enfants des élites noires, avant de les achever à Witwatersrand, au Transvaal, au cœur de ce qui était alors le « pays boer ». Il s’installa ensuite comme avocat à Johannesburg.
2) Il n’était pas non plus ce gentil réformiste que la mièvrerie médiatique se plait à dépeindre en « archange de la paix » luttant pour les droits de l’homme, tel un nouveau Gandhi ou un nouveau Martin Luther King. Nelson Mandela fut en effet et avant tout un révolutionnaire, un combattant, un militant qui mit « sa peau au bout de ses idées », n’hésitant pas à faire couler le sang des autres et à risquer le sien.
Il fut ainsi l’un des fondateurs de l’Umkonto We Sizwe, « le fer de lance de la nation », aile militaire de l’ANC, qu’il co-dirigea avec le communiste Joe Slovo, planifiant et coordonnant plus de 200 attentats et sabotages pour lesquels il fut condamné à la prison à vie.
3) Il n’était pas davantage l’homme qui permit une transmission pacifique du pouvoir de la « minorité blanche » à la « majorité noire », évitant ainsi un bain de sang à l’Afrique du Sud.
La vérité est qu’il fut hissé au pouvoir par un président De Klerk appliquant à la lettre le plan de règlement global de la question de l’Afrique australe décidé par Washington. Trahissant toutes les promesses faites à son peuple, ce dernier :
4) Nelson Mandela n’a pas permis aux fontaines sud-africaines de laisser couler le lait et le miel car l’échec économique est aujourd’hui total. Selon le Rapport Economique sur l’Afrique pour l’année 2013, rédigé par la Commission économique de l’Afrique (ONU) et l’Union africaine (en ligne), pour la période 2008-2012, l’Afrique du Sud s’est ainsi classée parmi les 5 pays « les moins performants » du continent sur la base de la croissance moyenne annuelle, devançant à peine les Comores, Madagascar, le Soudan et le Swaziland (page 29 du rapport).
Le chômage touchait selon les chiffres officiels 25,6% de la population active au second trimestre 2013, mais en réalité environ 40% des actifs. Quant au revenu de la tranche la plus démunie de la population noire, soit plus de 40% des Sud-africains, il est aujourd’hui inférieur de près de 50% à celui qu’il était sous le régime blanc d’avant 1994[3]. En 2013, près de 17 millions de Noirs sur une population de 51 millions d’habitants, ne survécurent que grâce aux aides sociales, ou Social Grant, qui leur garantit le minimum vital.
5) Nelson Mandela a également échoué politiquement car l’ANC connaît de graves tensions multiformes entre Xhosa et Zulu, entre doctrinaires post marxistes et « gestionnaires » capitalistes, entre africanistes et partisans d’une ligne « multiraciale ». Un conflit de génération oppose également la vieille garde composée de « Black Englishmen», aux jeunes loups qui prônent une « libération raciale » et la spoliation des fermiers blancs, comme au Zimbabwe.
6) Nelson Mandela n’a pas davantage pacifié l’Afrique du Sud, pays aujourd’hui livré à la loi de la jungle avec une moyenne de 43 meurtres quotidiens.
7) Nelson Mandela n’a pas apaisé les rapports inter-raciaux. Ainsi, entre 1970 et 1994, en 24 ans, alors que l’ANC était « en guerre » contre le « gouvernement blanc », une soixantaine de fermiers blancs furent tués. Depuis avril 1994, date de l’arrivée au pouvoir de Nelson Mandela, plus de 2000 fermiers blancs ont été massacrés dans l’indifférence la plus totale des médias européens.
8) Enfin, le mythe de la « nation arc-en-ciel » s’est brisé sur les réalités régionales et ethno-raciales, le pays étant plus divisé et plus cloisonné que jamais, phénomène qui apparaît au grand jour lors de chaque élection à l’occasion desquelles le vote est clairement « racial », les Noirs votant pour l’ANC, les Blancs et les métis pour l’Alliance démocratique.
En moins de deux décennies, Nelson Mandela, président de la République du 10 mai 1994 au 14 juin 1999, puis ses successeurs, Thabo Mbeki (1999-2008) et Jacob Zuma (depuis 2009), ont transformé un pays qui fut un temps une excroissance de l’Europe à l’extrémité australe du continent africain, en un Etat du « tiers-monde » dérivant dans un océan de pénuries, de corruption, de misère sociale et de violences, réalité en partie masquée par quelques secteurs ultra performants, mais de plus en plus réduits, le plus souvent dirigés par des Blancs.
Pouvait-il en être autrement quand l’idéologie officielle repose sur ce refus du réel qu’est le mythe de la « nation arc-en-ciel » ? Ce « miroir aux alouettes » destiné à la niaiserie occidentale interdit en effet de voir que l’Afrique du Sud ne constitue pas une Nation mais une mosaïque de peuples rassemblés par le colonisateur britannique, peuples dont les références culturelles sont étrangères, et même souvent irréductibles, les unes aux autres.
Le culte planétaire quasi religieux aujourd’hui rendu à Nelson Mandela, le dithyrambe outrancier chanté par des hommes politiques opportunistes et des journalistes incultes ou formatés ne changeront rien à cette réalité.
Pour preuve de l’insécurité du pays, vous pouvez retrouver les information sur :
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/afrique-du-sud-12193/
dont nous publions un extrait :
« Consignes générales de sécurité
A Johannesburg :
Dans la vidéo ci-dessous, un François Hollande déboussolé qui demande : « il est où l’avion », et Nicolas Sarkozy, qui se marre de voir un homme si gauche, le lui montre du doigt : il est devant toi…
Et puis une Valérie Trierweiler malpolie, capricieuse et ridicule, superficielle et vaine, qui passe devant l’ancien président français – qu’on peut aimer ou ne pas aimer, là n’est pas la question- et ne lui adresse pas un regard, pas un au revoir, pas une poignée de main…
« http://www.itele.fr/redirect?vid=986078&sc_cmpid=SharePlayerEmbed »><span
« Il y a deux choses qui sont infiniment grandes : l’Univers et la bêtise humaine; mais en ce qui concerne l’Univers, je n’en ai pas la certitude absolue ».
Sur la guerre
« L’héroïsme sur commande, la brutalité stupide, cette lamentable attitude de patriotisme, quelle haine j’ai pour tout cela.
Combien méprisable et vile est la guerre.
Je préférerais être déchiré en lambeaux plutôt que de participer à quelque chose d’aussi méprisable.
Je suis convaincu que tuer sous prétexte de guerre n’est rien d’autre qu’un assassinat pur et simple. »
Sur le pouvoir militaire
« Celui qui défile joyeusement au pas cadencé a déjà gagné mon mépris. C’est par erreur qu’on lui a donné un grand cerveau puisque la moelle épinière lui suffirait amplement. On devrait éliminer sans délai cette honte de la civilisation ».
Albert Einstein
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Longtemps attribué à l’épuisement dû à la guerre, la fin tragique de ce roi éphémère fut causée par la vue d’un jupon.
Nous sommes au mois d’août 884.
Du haut de ses 18 ans et d’une jeunesse passée à guerroyer contre Hugues le bâtard et les normands, le sang de Louis III se met à bouillir lorsqu’il aperçoit la fille d’un certain Germond à qui il veut compter fleurette.
Le Roi est à cheval. La jeune fille refuse de céder à ses avances et part en courant pour se réfugier à l’intérieur de la maison de son père. Echaudé, Louis III se lance à sa poursuite à cheval. Il est encore en selle lorsqu’il rattrape la jeune fille qui s’engage sous une porte…
Destin tragique aussi pour le frère du roi
La suite de la scène évoque un dessin animé : le roi s’encastre contre le linteau d’une porte trop basse, se fracasse le crâne, puis tombe de cheval en s’esquintant les reins. Il meurt quelques heures plus tard. La légende veut que la famille Germond ait adopté le cheval régicide et se soit mis à le choyer car il avait permis de sauver l’honneur de la jeune-fille. Sitôt enterré, Carloman, le frère du roi, le remplace.
Lui aussi, connaitra une fin inattendue et tragique, à peu près au même âge que Louis III, environ 19 ans. Carloman est en train de traquer un sanglier à la chasse lorsque la bête se retourne. Son cheval fait un écart et le jeune monarque reçoit un coup de pique dans la jambe. La blessure s’infecte et elle le tuera aussi très vite.